Le suicide - La dépression
On confond souvent déprime et dépression; alors que la déprime est le plus souvent passagère, la dépression, elle, est quotidienne, et persiste si elle n'est pas traitée. Dans les cas les plus graves, on parle de dépression "majeure", Cet état n'est pas une passade, mais une maladie bien réelle, pouvant conduire jusqu'au suicide.
Qu'est-ce que la dépression?
La dépression plonge l'individu dans une extrême tristesse, mélancolie, l'enferme dans un sentiment de dévalorisation (je ne suis bon à rien, je ne suis utile à personne...), entraîne un désespoir permanent devant l'impossibilité d'échafauder des projets, ou tout simplement de se projeter dans l'avenir. Pour lui, le futur n'offre aucune issue.
Une dépression majeure s'étend sur une longue période, pouvant aller de plusieurs années à toute une vie. L'individu est affecté dans ses pensées, ses comportements, ses humeurs, mais aussi sur le plan organique; son système immunitaire s'étiole et il devient plus exposé à certaines maladies.
Le schéma qui s'installe dans l'esprit du patient le cloisonne dans des ruminations négatives: "je n'arrive à rien", "je ne peux rien faire", "je ne suis pas à la hauteur", "je suis incapable d'être aimé", "je ne vaux rien".
Les raisons de la dépression sont difficiles à cerner. Les habitudes de vie entrent en compte: trop de pression professionnellement, pas assez d'activités physiques, un repli sur soi suivi d'un isolement social, des difficultés financières, tous ces facteurs sont susceptibles d'entraîner l'individu vers la pente dépressive. Des raisons biologiques sont également en cause, comme des dérèglements hormonaux, ou un dysfonctionnement de neurotransmetteurs tels que la sérotonine (qui contrôle la thermorégulation, le sommeil, l'anxiété etc...). L'hérédite n'est pas à négliger: des antécédents familiaux de dépression peuvent prédisposer un individu à la dépression. Enfin, les traumatismes de la vie sont souvent des déclencheurs: abus durant l'enfance ou l'âge adulte, décès de proches, perte d'un emploi, séparation ou divorce, maladie.
Comment reconnaître des symptômes dépressifs chez un individu? Ils sont nombreux et souvent, lorsqu'on demande à un dépressif "comment vas-tu", la réponse sera "très bien", l'individu étant convaincu que rien ni personne ne peut l'aider à sortir de son état.
-La tristesse inconsolable, le sentiment de malheur permanent, la démoralisation, l'impression que chaque jour est immuablement le même, sombre et morose. L'individu ne trouve plus aucun interêt ni plaisir à pratiquer des activités, et chaque tâche du quotidien devient un fardeau.
-La rumination, le sujet est enfermé dans ses idées noires, il a l'impression que sa vie tourne au ralenti par rapport au monde extérieur. Sa libido baisse. La fatigue chronique s'installe, il perd toute énergie, il se sent coupable, dévalorisé, inutile, se replit, ne parle plus.
-Les troubles de l'humeur, caractérisés par des difficultés de mémorisation, voire des trous de mémoire, des altérations de la concentration. Il perd toute estime de soi, et ne ressent qu'echecs sur echecs dans les divers domaines de sa vie, il culpabilise, ne peut plus prendre de décisions. Il ne se sent plus digne d'être aimé.
-l'alimentation peut être perturbée (prise ou perte de poids excessive), le sommeil déréglé, insomnies ou excès de sommeil, des maux de tête, de dos ou de ventre peuvent survenir. Le sujet est physiquement épuisé en permanence.

Quels traitements pour une dépression majeure?
Il est nécessaire de combiner une psychothérapie à des antidépresseurs. La psychothérapie va aider le sujet à comprendre les causes de sa dépression. Il y trouvera ce qui a provoqué cet état, quel évènement par exemple, et s'emploiera, avec l'aide de son thérapeute, à trouver des réactions adaptées aux évènements passés et présents, d'où la nécessité du choix du praticien, avec qui le contact et les liens doivent impérativements être basés sur la confiance.
A long terme, le sujet modifiera son schéma de pensée, apprendra à gérer des situations plus ou moins perturbantes et/ou inattendues, ses comportements seront mieux adaptés. Dans le meilleur des cas, ces modifications aideront le sujet à sortir de sa dépression, et surtout d'y replonger plus tard. Le facteur majeur d'une réussite dans le cadre d'une psychothérapie est avant tout l'engagement du patient.
Les antidépresseurs font partie de la famille des psychotropes. Ils sont composés de substances artificielles ou naturelles. Leur action vise directement à modifier la chimie du cerveau. Ils viennent en complément de la psychothérapie en influant sur le système nerveux. Ils diminuent les symptômes comme l'anxiété, les crises de panique, les angoisses. L'effet d'une prise d'antidépresseurs n'est pas immédiat, et les améliorations ne se font ressentir qu'après un certains délai.
Les antidépresseurs n'excluent pas le risque de suicide. Des études montrent qu'un passage à l'acte est susceptible d'intervenir entre le 10ème et le 14ème jour de la prise du traitement.
Psychothérapie, antidépresseurs... et après?
Chez certains sujets, le suicide reste à tort la seule solution, malgré les traitements. Il faut bien préciser que les idées suicidaires font partie de la dépression majeure, c'est un symptôme normal, qui n'indique nullement une "folie" du patient. Sa souffrance est tellement insupportable que seul le suicide ( que certains qualifient à tort de preuve de faiblesse ou de courage, alors qu'elle n'est qu'un leurre et un piège) lui apportera la clé pour le délivrer de ses tortures permanentes. Le sujet ne veut pas mourir, mais mettre fin à ces tortures, faire cesser cet état dans lequel il est emprisonné, on peut donc dire que c'est un "non choix".
Face à quelqu'un qui veut se suicider, quelle attitude ? Que faire ?
"Face à quelqu'un qui veut se suicider et qui vous en parle :
•Ne pas vous laisser enfermer dans le piège du secret. Le devoir d'assistance à personne en danger justifie toutes les démarches que vous pouvez faire pour empêcher quelqu'un de se tuer.
•Ne surtout pas banaliser. Les propos suicidaires sont toujours à prendre au sérieux.
•Ne pas juste "attendre que ça passe".
•Ne pas juger la personne, se moquer d'elle ou l'humilier.
•Ne pas distribuer des recettes aussi simples qu'inefficaces comme "N'y pense plus!", "Secoue-toi!", "Va faire du sport!", etc.
•Ne pas dire "ça ira mieux demain" en guise de toute discussion et conclusion.
•Ne pas dire certaines phrases comme "Tu as tout pour être heureux-se", "Tu n'as pas de raison de te plaindre" ou "Pense à tous ceux dans le monde qui souffrent vraiment".
•Ne pas se rendre complice d'un malaise ou d'un projet suicidaire, par exemple en justifiant des absences scolaires, en dissimulant des fugues ou en faisant des choses à sa place sans expliquer pour quelle raison c'est vous qui le faîtes.
•Ne pas faire croire à sa toute-puissance : vous ne pouvez pas tout faire par vous-même, vous ne pouvez pas toujours être disponible et vous ne pouvez pas garantir le secret si la vie de quelqu'un est en jeu.
•Ne pas céder à des chantages.
•Ne pas mettre une personne suicidaire au défi de passer à l'acte.
Vous connaissez quelqu'un qui veut se suicider
Vous avez repéré certains comportements et / ou messages qui constituent des signes d'alerte, que faire ?
Vous référer à un service d'aide, qui pourra vous "aider à aider" et surtout ne pas accepter la loi du silence que l'autre peut vous demander. Ce type de secret peut se révéler empoisonné et culpabilisant en cas de passage à l'acte.
Être en contact avec une personne suicidaire est délicat. Vous ne devez pas dépasser vos propres limites ni rester seul-e face à cela."
Source : © www.ciao.ch- juillet 2009


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Commentaires
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27-01-2012 à 16:44:30
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15-01-2012 à 13:26:27
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le 27-12-2011 à 21:42:36
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le 20-12-2011 à 19:14:53
C'est une sorte de bataille qui met la vie en détresse.
le 18-12-2011 à 22:51:25
vous pouvez me joindre pour en parlez tiboi2002@hotmail.com
le 17-12-2011 à 09:14:22
En fin de compte, le seul remède contre la tristesse et la dépression, c'est la population extérieur.
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le 10-12-2011 à 13:24:04
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le 01-12-2011 à 14:43:42
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13-11-2011 à 02:12:00
le 04-11-2011 à 21:53:32
C'est la même démarche à chaque fois. Mais plus on avance en âge,
moins c'est vrai. Mais je suis pour. Totalement.
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25-10-2011 à 12:22:31
le suicide, quelle belle saloperie, on ne sait jamais comment le prendre, est-ce une bêtise ou au contraire un allié? mais est-ce vraiment un allié?
la délivrance de toutes souffrances, l'esprit apaisé.
mais est-ce que çà en vaut bien la peine, nous pouvons nous apaiser, en parlant, en se confiant, en prenant les souffrances une par une et y mettre des mots.
CALISTA, vous parler d'écrire un bouquin, çà pourrait être un début pourquoi ne pas écrire votre histoire, tout ce qui c'est passer depuis la maladie de votre garçon, je suis persuadé que çà vous aiderait.ecrire, se vider l'esprit.
ANNE MARIE, accrochez vous, j'espère que vous avez accepté les mains de kinette.
accrochez vous toutes les deux, n'oubliez pas que vous n'êtes pas toutes seules. il y aura forcément quelqu'un pour vous entendre.
bon courage.
le 17-10-2011 à 21:58:12
le 11-10-2011 à 16:21:06
aujourd'hui je suis au plus profond je ne pense pas la combattre ces 5 derniers jours j'ai élaborer 1001 façon d'en finir de quoi écrire un bouquin mais hier ça allait plutot pas mal et aujourd'hui pas top mais pas suicidaire non plus!!
je ne veux plus voir ni parler à personne le contact humain m'effraie, je ne mange plus, ne me lave plus (ou peu )!
j'attends que le temps passe, à coup de xanax qui ne me fait plus effets ainsi que son pote lexo tellement j'en ai gobée!
psychotérapie je connais la cause de ma depression pas envie de me faire retourner le cerveau par un psy.
traitement faut que je recommence mais lequel??? j'ai pas encore fais mon choix et j'ai surtout pas envie de voir mon toubib...
voilà quelques bribes de la vie d'une personne qui mouerra dépressive
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le 11-10-2011 à 13:52:45
le 29-09-2011 à 19:56:00
dans ma vie aujourd'hui tout va mal !
En plus j'ai voulu rendre service à plus mal que moi , il m'a entrainé au fond !
j'ai déjà eu une dépression avec une cure de sommeil , mais là , je n'arrive plus à remonter la pente !
au secours !
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26-07-2011 à 16:43:49
qu'elle se renferme tellement sur elle même,que rien ne peux les faire sortir de leur mutisme, c'est aussi une souffrance pour elle,
ne rien pouvoir faire,même si ces personne sont des êtres chers
à notre coeur; y a t-il une remède miracle ? pour leur faire comprendre qu'elle compte beaucoup,qu'elle ne sont pas nulle,
bien au contraire, qu'elle font des choses tellement belles que beaucoup aimerais faire,c'est si difficile de regarder et rien pouvoir faire;