Le poltergeist d' Enfield

 

 

           Il est un cas de Poltergeist ayant fait le tour du monde, et qui est incontournable lorsqu'on aborde ce sujet : le Poltergeist d'Enfield. Voici donc retracée cette histoire véridique, effrayante et à ce jour toujours inexpliquée.

 

 La famille: elle se compose de Madame Harper, la mère (alors séparée du père), et de ses quatre enfants, Jimmy, 7ans, Pete, 10 ans, Janet, 11 ans et Rose, 13 ans. Ils vivent en Angleterre, plus précisément à Enfield, comme toute autre famille ordinaire. Jusqu'à ce 30 aout 1977…

 

Janet Harper, au centre, la victime d'un poltergeist

 

Début des phénomènes : cette nuit là va marquer le commencement d'une longue série de faits étranges. Pete et Janet sont dans leur chambre et dorment paisiblement, quand subitement leurs lits se mettent à bouger. Le 31, c'est la commode de Madame Harper qui se déplace de presque un mètre. Elle appelle aussitôt les voisins qui constatent également les déplacements et entendent des bruits venant de nulle part. Le 1er septembre, ce sont des jouets (billes, legos) qui deviennent brûlants, des objets dans la chambre des enfants qui voltigent dans les airs, des bouquins qui s'envolent de leur étagère, une voix rauque et caverneuse qui se fait entendre au-dessus du lit de Janet. Madame Harper appelle alors les autorités, mais la police ne peut qu'assister aux évènements, totalement impuissante. L'agent Carolyn Heeps, alors témoin cette nuit, rapporte avoir vu une chaise se déplacer seule.

 

Poltergeist d'Einfield, début de manifestation du paranormal

Poltergeist d'Einfield, début de manifestation du paranormal

Poltergeist d'Einfield, début de manifestation du paranormal

Poltergeist d'Einfield, début de manifestation du paranormal

La rumeur se répand: informée par des proches des Harper, la presse se penche sur l'histoire. Le Daily Mirror sert d'intermédiaire et met en contact la famille avec le SPR (society for psychical research), qui leur envoie un de ses chercheurs, Maurice Grosse, puis Guy Playfair, afin d'éclaircir cette affaire. Suspectant en premier lieu une supercherie, ils comprennent rapidement, aux vues des enregistrements (audio et vidéo, dénombrant au total plus de 1500 incidents) que rien ne relève de la mise en scène et que la principale cible de la famille est Janet. Ils tentent alors d'entrer en communication avec l'esprit frappeur par le biais de bruits, et parmi de nombreux discours dénués de sens, apprennent que le fantôme aurait vécu une trentaine d'années dans la maison des Harper et refuse de partir. Un médium, une femme, vient alors les aider. Lors d'une transe, elle confirme ce qu'avaient découvert Grosse et Playfair, à savoir que l'entité a jeté son dévolu sur Janet et se sert d'elle pour puiser son énergie. L'enfant est prise en main par le médium qui tente de chasser l'entité, et les phénomènes commencent à s'espacer significativement. La famille Harper reprend espoir.

 

Poltergeist d'Einfield, Janet en proie au paranormal

Poltergeist d'Einfield, déchaînement de phénomènes étranges

Tout bascule: au mois d'octobre, après s'être calmés et malgré l'intervention du médium, les phénomènes redoublent de violence. Les manifestations s'enchaînent, de plus en plus macabres et terrorisantes: des couvertures volent, un radiateur est arraché du mur, les meublent bougent seuls, des flaques aux contours humains apparaissent sur le sol de la cuisine, des graffitis obscènes se dessinent aux murs, la grille de la cheminée tombe à quelques centimètres de la tête du petit Jimmy. L'entité se dévoile et les enfants la voient sous forme de silhouette ou d'ombre. Au mois de décembre, l'entité, entre sifflements, aboiements et injures particulièrement grossières, déclare se nommer Joe Watson. Par la suite, elle change cette identité mais insiste toujours sur le fait qu'elle parle pour un mort.

Poltergeist d'Einfield, écriture mystérieuse et inexpliquée

Poltergeist d'Einfield, la souffrance de Janet

 Janet subit alors des attaques incessantes, par un couteau flottant dans les airs ou un rideau enroulé autours de son cou pour l'étrangler. Par ailleurs une odeur nauséabonde envahit la maison, des tiroirs s'enflamment. D'autres médiums viennent au secours de la famille Harper, sans succès. Rien ni personne ne calme l'entité et Janet est en proie à des lévitations spectaculaires.

 

Poltergeist d'Einfield, Janet en lévitation

Poltergeist d'Einfield, Janet en lévitation

Poltergeist d'Einfield, Janet en lévitation

Poltergeist d'Einfield, Janet en lévitation

Dernier recours: Janet est hospitalisée quelques temps, et suivie psychologiquement. Pendant son séjour, l'activité de l'entité diminue, pour cesser définitivement au mois d'avril 1979.

 

 

Voir aussi : 

·         Poltergeist

·         Vidéos poltergeist

 

 

Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.

                                                                                           [Georges Duhamel]

 

 



27/03/2008
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