La mort par euthanasie
Euthanasie, un débat complexe
S'il est un sujet complexe et épineux à aborder, c'est nul doute celui de l'euthanasie. Comment se forger une opinion sur cette pratique? Faut-il se placer du côté médical, du patient, de la famille? Quelles sont les limites dont on doit tenir compte avant de passer à l'acte?
L'euthanasie, par le fait de décider si une personne et/ou son entourage, a le droit de mourir, soulève une multitude de questions; malheureusement, les réponses divergent selon trop de paramètres, comme les valeurs, la religion, les tabous, le vécu... La législation elle-même diffère selon les pays.
Cet article n'a en aucune finalité de rallier les lecteurs à une quelconque opinion, mais juste d'exposer ce qu'est l'euthanasie, les conflits qu'elle engendre, et tenter de comprendre pourquoi autant de divisions autour d'elle.
Comment réagir à ce dilemne: a-t-on le droit d'aider quelqu'un à mourir?
- Définition de l'euthanasie:
Au sens strict, l'euthanasie est l'acte qui abrège la vie d'une personne dans le but d'éviter l'agonie. A l'heure actuelle, sa définition dans le dictionnaire est: "Une pratique visant à provoquer la mort d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables, particulièrement par un médecin et sous son contrôle".
- Typologies multiples:
Toutefois, bien que cette définition semble claire, la pratique de l'euthanasie est plus nuancée.Ainsi, du point de vue de celui qui la pratique, trois types existent:
-L'euthanasie active: elle résulte d'un acte délibéré afin de soulager un patient.
-L'euthanasie passive: elle s'applique à un patient que l'on garde en vie via divers instruments et/ou substances, et dont on stoppe ce traitement. Contrairement à l'euthanasie active, la mort n'est donnée que par l'arrêt d'un traitement curatif, et
non par un agissement quelconque sur le patient.
-L'aide au suicide: elle découle d'une demande formulée par le patient désirant une assistance pour l'aider à mourir. Les moyens lui sont fournis pour respecter sa requête. Si le patient ne manifeste pas sa demande, on se trouve alors face à une incitation au suicide.
Voici à présent trois autres types d'euthanasie, non plus du point de vue du praticien, mais de celui du patient:
-L'euthanasie volontaire: le patient exprime librement sa demande d'aide afin de mettre fin à ses jours; ses capacités physiques et mentales sont intactes, ainsi que son jugement.
-L'euthanasie non volontaire 1: le patient a, au préalable manifesté sa demande d'assistance, mais ne possède plus, à posteriori, les capacités physiques et mentales nécessaires pour la reitérer.
-L'euthanasie non volontaire 2: le patient n'a plus aucune aptitude physique ou mentale,n'a jamais exprimé sa volonté d'être accompagné ou pas vers la mort, on ne connaît donc pas la direction et l'attitude à adopter.
A priori, l'euthanasie, tenant compte de tous ces aspects, n'est donc plus un simple "acte abrégeant la vie d'une personne", mais un ensemble de circonstances dans lesquelles se trouve le patient, tout comme le praticien. Il apparaît donc que les cas impliquant l'euthanasie ne peuvent être englobés dans une même typologie, mais doivent être envisagés sous plusieurs angles, voire au cas par cas, d'où la complexité de prendre des décisions.
A cela s'ajoutent les croyances de chacun, ce qui nous amène à prendre en compte la position des religions face à l'euthanasie.
- Euthanasie et religions:
-Point de vue catholique: l'église a clairement définit sa position quant à l'euthanasie, en condamnant sa pratique. Elle encourage certes l'application de soins palliatifs à la douleur, mais cette douleur ne doit en aucun cas servir de limite à juger de la valeur d'une vie. Le pape Jean-Paul II renvoie à ce sujet au cinquième commandement: "Tu ne tueras point".
Partant du principe que l'Homme vient de la main de Dieu, nul individu ne peut s'octroyer le droit d'aider son prochain à mettre un terme à son existence.
Pour référence, un extrait de l'Evangelium Vitae:
"73. L'avortement et l'euthanasie sont donc des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience. Dès les origines de l'Eglise, la prédication apostolique a enseigné aux chrétiens le devoir d'obéir aux pouvoirs publics légitimement constitués (cf. Rm 13, 1-7; 1 P 2, 13-14), mais elle a donné en même temps le ferme avertissement qu'« il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 5, 29). Dans l'Ancien Testament déjà, précisément au sujet des menaces contre la vie, nous trouvons un exemple significatif de résistance à un ordre injuste de l'autorité. Les sages-femmes des Hébreux s'opposèrent au pharaon, qui avait ordonné de faire mourir tout nouveau-né de sexe masculin: « Elles ne firent pas ce que leur avait dit le roi d'Egypte et laissèrent vivre les garçons » (Ex 1, 17). Mais il faut bien voir le motif profond de leur comportement: « Les sages-femmes craignirent Dieu » (ibid.). Il n'y a que l'obéissance à Dieu — auquel seul est due la crainte qui constitue la reconnaissance de son absolue souveraineté — pour faire naître la force et le courage de résister aux lois injustes des hommes. Ce sont la force et le courage de ceux qui sont prêts même à aller en prison ou à être tués par l'épée, dans la certitude que cela « fonde l'endurance et la confiance des saints » (Ap 13, 10).
Dans le cas d'une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l'avortement ou l'euthanasie, il n'est donc jamais licite de s'y conformer, « ni ... participer à une campagne d'opinion en faveur d'une telle loi, ni ... donner à celle-ci son suffrage ».98"
(SourceVatican : "lien" )
-Point de vue islamique: il rejoint sur sa négation de l'euthanaise la religion catholique. Dieu ayant créé l'Homme, celui-ci est lui-même empreint de divinité. De ce fait, notre caractère divin interdit à tout être la pratique de l'euthanasie sur un autre. L'acte d'un médecin euthanasiant activement un patient équivaudrait à commettre un meurtre.
Seul Dieu possède le droit de vie et de mort sur un individu. Pour l'euthanasie passive, la religion islamique apporte un bémol: elle tolère que le patient ait le droit de s'éteindre naturellement. En effet, une distinction est faite entre "obligation" et "permission", les soins entrant dans cette seconde catégorie.
Extrait du code Islamique de déontologie médicale:
"Le Code Islamique de déontologie médicale , approuvé par la Première Conférence Internationale de Médecine Islamique (Organisation Islamique des Sciences Médicales, Koweït, 1981, p.65), comporte ce texte :
"L'euthanasie, au même titre que le suicide, ne trouve aucun partisan excepté auprès des personnes athées qui pensent que le néant succède à cette vie sur cette terre. Prétendre tuer pour mettre fin à une maladie sans espoir et douloureuse est aussi réfusée, car il n' existe aucune douleur humaine qui ne peut pas être en grande partie vaincue par une médication ou par une neurochirurgie appropriée ...".
De plus, il y a une autre dimension à la question de la douleur et de la souffrance. La patience et l' endurance sont des valeurs de l'Islam hautement considérées et grandement récompensées.
" Les endurants auront leur pleine récompense sans compter" (Coran 39 :10).
" Endure ce qui t'arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise " (Coran 31 :17).
Le prophète Mohammad (psl) a enseigné :
"Quand le Croyant est atteint d'une douleur, ne serait ce que la piqure d'une épine ou plus, Dieu lui pardonne ses péchés et ses méfaits sont effacés de la même manière qu'un arbre perd ses feuilles ."
Quand les moyens de prévenir ou de soulager la douleur échouent, on peut très efficacement faire appel à la dimension spirituelle pour soutenir le patient qui est persuadé que l'acceptation et la patience face à la douleur inévitable sera à son avantage dans l'au-delà, qui est la vraie vie permanente . Pour une personne qui ne croit pas en la vie après la mort, cela pourrait relever de l'absurdité, mais pour celui qui y croit, l'euthanasie est certainement l'absurdité.
(Source Islam Médecine : "lien" )
-Point de vue judaïque: là encore, l'euthanasie active est formellement proscrite et assimilée à un assassinat. Dans la Thora, il est stipulé que le Créateur interdit de tuer, à Adam, Noé, et au peuple juif, au mont Sinaï, et, par extension, pour l'euthanasie. Toutefois, le judaïsme met en avant que "comme il y a un temps pour naître", il y a "un temps" pour mourir.
La mort par euthanasie passive, si elle évite un acharnement thérapeutique, un maintien artificiel d'une vie, est par ailleurs applicable. Elle permet dans ces circonstances l'arrêt de souffrances insupportables.
Passages d'une interview sur l'euthanasie:
RAV BRAND
"Donc pour revenir à la question de l'euthanasie, la démarche à suivre selon la Thora doit être ainsi : le principe général est " tu ne tueras pas " et ce principe reste dans tous les cas applicable tant que nous n'avons pas de preuve qu'il existe une permission explicitement mentionnée dans la Thora concernant le cas exceptionnel. Ainsi personne ne peut prétendre que la Thora permet de tuer les gens ayant les yeux bleus sous prétexte qu'elle n'en a pas exprimé l'interdiction. Le raisonnement doit être inverse : tant que la Thora n'a pas explicité la permission, cela reste, cela va de soi, formellement interdit."
"Cette vie se situant juste quelques instants voire quelques jours avant la mort, celle d'un agonisant par exemple, peut-elle être considérée comme une vie à part entière, dans le sens plein du terme ? Avant de voir les textes réfléchissons un peu. Qu'appelle-t-on vie ? Vie de bonheur, vie de souffrance ? Y a-t-il un sens à la souffrance ? Les derniers instants de la vie sont-ils importants ? Sont-ils considérés comme une " vie " ? Quel espoir de vie, quelle durée de vie doit être considérée comme seuil au dessous duquel il serait permit d'écourter la vie ? Un an, un jour, dix secondes ? Que peux-t-on faire d'important en dix secondes ? Nous savons que les dernières secondes servent quelquefois à rédiger le testament ! Ou à transmettre à leurs enfants un mot avant de mourir. Ou peut-être que ce mot est plus important que tout ce qu'ils ont dit durant leur vie. Qui va nous affirmer que ces instants ne
sont pas importants ? N'y a-t-il pas eu des gens qui ont pu dire ou faire des choses d'une grande importance et peut-être pour le monde entier dans les derniers instants de leur vie, au moment de leur souffrance ? Sommes-nous habilités à donner une moindre importance à ces moments et affirmer que cela ne constitue pas une vie, au point que l'on puisse décider d'écourter la vie ?"
"Ainsi donc quiconque provoque la mort d'un agonisant tombe sous le coup de l'interdiction d'assassinat et mériterait donc la peine capitale au même titre qu'un assassin par préméditation (Rambam Hilkhot Rotséah 2,7)."
"Est-ce que le malade lui-même est le " propriétaire de sa vie " ? Nous avons un texte fondamental dans la Pentateuque Parachat Noah (Genèse 9,5) : " vous n'avez pas le droit de verser votre sang pour vous-même… ". Nos sages ont expliqué que " votre sang pour vous-même" fait référence à l'interdiction d'ôter sa propre vie, de se suicider, qui est donc positionnée au même niveau qu'un assassinat (Rambam Hilkhot Rotséah 2,3)."
"il est dit dans le Sefer Hassidim à propos des paroles du Roi Salomon dans Ecclésiaste 3,2: " un moment pour naître et un moment pour mourir ". Le Sefer Hassidim dit (§234) " et quand arrive l'instant de la mort, on n'est pas obligé d'allonger artificiellement la vie pour ne pas lui causer de supporter des dures souffrances."
(Source Vie Juive : "lien" )
-Point de vue bouddhique: nous retrouvons les mêmes principes que pour les trois religions précédemment évoquées. Si de manière générale, ôter la vie est un acte néfaste, le bouddhisme autorise au médecin l'euthanasie passive, sous certaines conditions: son geste doit être guidé par la compassion, et longuement réfléchi. Dans ce cas de figure, la faute est légère et la condamnation n'est pas forcément applicable.
L'euthanasie active, comme moyen d'échapper aux souffrances de notre vie présente, est une faute grave, fortement prohibée, car lors d'une future réincarnation, le patient sera confronté à des douleurs bien supérieures à celles auquel il a mit fin. Le Dalaï Lama émet réserves et mises en garde contre l'euthanasie active.
- Euthanasie et législation:
En France, l'euthanasie tombe sous la "loi Léonetti" (texte complet: lien) .Il est illégal, dans notre pays, d'avoir recours à l'aide au suicide.Le code pénal distingue toutefois le fait de provoquer le décès, assimilable à un homicide (euthanasie active), et le fait
de suspendre un traitement thérapeutique, alors assimilé à une non-assistance à personne en danger (euthanasie passive).
En Europe, les pays se divisent en trois groupes, chaque groupe ayant adopté une législation bien particulière. Le premier cas de figure légalise et tolère à la fois l'euthanasie active et passive. Le second condamne l'euthanasie active, mais tolère l'euthanasie passive. Le dernier groupe enfin, interdit formellement l'euthanasie qu'elle soit active ou passive.
Voici en image la législation appliquée dans les pays européens:
Si aucune unanimité n'est possible, la cause en revient aux multiples facteurs de poids qui entrent en jeu. Ils sont contradictoires, en faveur ou non de l'euthanasie, et la balance a bien du mal à s'équilibrer.
En faveur de l'euthanasie, c'est la situation du patient qui prime; certaines maladies n'ont aucune issu, sauf la mort. Elles peuvent amener le patient à souffrir de déformations physiques, voire perdre son autonomie, le conduisant à une assistance médicale partielle ou totale. Il y a aussi malheureusement, la perte des facultés psychiques qui peut survenir.
La souffrance, si elle est présente, peut devenir atroce et insurmontable. En tant qu'être humain, le patient atteint de telles pathologies doit gérer sa maladie. Sa dignité humaine lui autorise le droit d'accepter ou non une dégénérescence physique ou mentale, d'être dépendant ou non d'autrui (ce qui s'accompagne souvent d'un sentiment de fardeau, d'inutilité), et lui octroie le droit de décider, s'il en a les capacités, de ce qu'il doit advenir de son corps et de son âme. Le patient est libre de choisir l'issu qu'il considère acceptable.
S'opposant à l'euthanasie, outre les arguments religieux déjà traités,l'entourage joue un rôle déterminant. Lorsque le patient perd ses facultés de jugement, c'est au corps médical et aux proches que revient la décision à prendre. Est-il concevable, moralement,de donner la mort sans le conscentement de la personne que l'ont va aider à décéder? Les motivations de l'entourage sont-elles dans l'interêt du patient, ou sont-elles pécunières? Le coût élévé d'un traitement devenant trop lourd autorise-t-il l'euthanasie? Le patient laisse-t-il derrière lui des biens dont l'entourage serait "pressé" d'hériter? L'entourage a-t-il, par quelconque moyen, exercé des pressions sur un patient, le poussant à accepter l'euthanasie?
Ces dernières interrogations, bassement matérielles, nous éclairent sur ce qui peut freiner l'autorisation de l'euthanasie. Ici, la protection du patient est prise en compte, écartant les risques de dérives dont l'entourage serait responsable.
- Déchaînement médiatique:
Les débats sur l'euthanasie ne cessent régulièrement d'alimenter les médias, ce que l'on comprend bien au regard la complexité et du caractère unique de chaque cas. Infirmières et/ou médecins condamnés pour avoir pratiqué l'euthanasie, demandes de patients à recevoir ce droit, réactions des familles, de l'état, manifestations etc...
Deux cas ont largement provoqué émotions et conflits ces dernières années: il s'agit de l'affaire Vincent Humbert,et de l'affaire Chantal Sébire.
Vincent Humbert: Vincent, un jeune homme d'une vingtaine d'années, est victime d'un accident de la route, en septembre 2000.Il perd la vue, l'usage de la parole, et devient tétraplégique.De son plein gré, il adresse alors une requête à Jacques Chirac, alors président de la république:
"Monsieur Chirac,
Tous mes respects, Monsieur le président. Je m'appelle Vincent Humbert, j'ai 21 ans, j'ai eu un accident de circulation le 24 septembre 2000. Je suis resté 9 mois dans le coma. Je suis actuellement à l'hôpital Hélio-Marins à Bercks, dans le Pas-de-Calais.
Tous mes sens vitaux ont été touchés, à part l'ouïe et l'intelligence, ce qui me permet d'avoir un peu de confort. Je bouge très légèrement la main droite en faisant une pression avec le pouce à chaque bonne lettre de l'alphabet. Ces lettres constituent des mots et ces mots forment des phrases. C'est ma seule méthode de communication. J'ai actuellement une animatrice à mes côtés, qui m'épelle l'alphabet en séparant voyelles et consonnes. C'est de cette façon que j'ai décidé de vous écrire.
Les médecins ont décidé de m'envoyer dans une maison d'accueil spécialisée. Vous avez le droit de grâce et moi, je vous demande le droit de mourir. Je voudrais faire ceci évidemment pour moi-même mais surtout pour ma mère; elle qui a tout quitté de son ancienne vie pour rester à mes côtés, ici à Berck, en travaillant le matin et le soir après m'avoir rendu visite, sept jours sur sept, sans aucun jour de repos. Tout ceci pour pouvoir payer le loyer de son misérable studio. Pour le moment, elle est encore jeune. Mais dans quelques années, elle ne pourra plus encaisser une telle cadence de travail, c'est à dire qu'elle ne pourra plus payer son loyer et sera donc obligée de repartir dans son appartement de Normandie.
Mais impossible d'imaginer rester sans sa présence à mes côtés et je pense que tout patient ayant parfaitement conscience est responsable de ses actes et a le droit de vouloir continuer à vivre ou à mourir.
Je voudrais que vous sachiez que vous êtes ma dernière chance. Sachez également que j'étais un concitoyen sans histoires,sans casier judiciaire, sportif, sapeur-pompier bénévole. Je ne mérite pas un scénario aussi atroce et j'espère que vous lirez cette lettre qui vous est spécialement adressée.
Vous direz toutes mes salutations distinguées à votre épouse. Je trouve que toutes les actions comme les pièces jaunes sont de bonnes oeuvres. Quant à vous, j'espère que votre quinqennat se passe comme vous le souhaitez malgré tous les attentats terroristes.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les plus distingués."
Marie Humbert veut aider son fils à s'en aller comme il le souhaite et lui administre du pentobarbital de sodium à
fortes doses, plogeant Vincent dans un coma profond. Madame Humbert est placée en garde à vue, Vincent conduit à l'hôpital, confié au Dr. Frédéric Chaussoy.
Devant l'état de Vincent, Madame Humbert, la famille et le Dr. Chaussoy décident l'injection de chlorure de potassium.Vincent décède. S'en suit une mise en examen pour empoisonnement avec préméditation, dont l'issu sera un non-lieu, en 2006.
Cette mise en examen a fait adopter, par le parlement, l'adoption du "droit à laisser mourir".
Marie Humbert à créé une association, afin de dépénaliser l'exception d'euthanasie en France,"Faut qu'on s'active!".
Chantal Sébire: l'esthésioneuroblastome, une tumeur évolutive des sinus et de la cloison nasale, est une pathologie déformant cruellement le visage. Rarissime et incurable, au très mauvais pronostic vital, Madame Sébire, enseignante de 53
ans et maman de trois enfants, se sait atteinte. Elle perd progressivement la vue, le goût et l'odorat. La tumeur déformant son visage ne cesse de lui faire endurer d'horribles souffrances, tant physiques que mentales.
Chantal Sébire, au comble de sa détresse et ayant conscience que la médecine ne lui est plus d'aucun secours, adresse à Nicolas Sarkozy, Président de la République, une lettre dans laquelle elle requiert le droit de mourir dans la dignité.
Chantal désire, pour ses derniers instants, être consciente, chez elle et accompagnée de ses proches, et utiliser unesubstance létale.
Sa demande aboutit, en mars 2008, à un rejet de la part du tribunal de grande instance de Dijon. Deux jours après ce verdict, le 19 mars, Chantal Sébire est découverte décédée à son domicile. La cause de sa mort incombe à une absorptionmassive de barbituriques.
Voici quelques mots laissés par Chantal Sébire, lors d'émission radio. Elle y expose sa vision de l'euthanasie et l'incompréhension face à sa douleur.
A la famille de Vincent Humbert,et celle de Chantal Sébire: si des propos sont inexacts, ou doivent être modifiés, si vous souhaitez la suppression de ces récits, ou pour toutes autres demandes, n'hésitez pas à me contacter, il sera fait selon vos souhaits.
Quelles conclusions tirer de cette foule d'éléments, qui déchirent les opinions personnelles et les pays au sujet de l'euthanasie? Aucune, si ce n'est que chaque être humain est unique, et que les affaires où l'euthanasie est abordée doivent être traitées au cas par cas, et avec la plus grande attention.
Une longue maladie semble être placée entre la vie et la mort, afin que la mort même devienne un soulagement, et à ceux qui meurent et à ceux qui restent.
[Jean de La Bruyère]
Extrait des "Caractères"

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Commentaires
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le 29-10-2011 à 09:31:45
on nous dit que les français sont de moins en moins religieux, en tout cas de moins en moins sensibles aux dogmes auxquels il faudrait obéir aveuglément, tant mieux. mais alors pourquoi nos lois obéissent-elles encore aux religions? on nous parle de vie sacrée, don de Dieu... en réalité notre vie et notre mort ne sont pas dans les mains de Dieu mais des médecins, seraient-ils des dieux?
et pour ceux qui n'y croient pas, pourquoi devraient obéir à des dogmes religieux qu'ils rejettent? il parait que la République serait laique, donc ouverte à toutes les idées à toutes les religions ou absence de religion... ce n'est pas vrai, là, ce n'est pas réalisé
si la loi permettait de satisfaire les volontés de la personne, données soit directement, soit par avance, avec ses motivations, chacun serait heureux: celui qui croit à la souffrance rédemptrice ne perdrait pas son paradis, on le laisserait souffrir, celui qui pense qu'on a le droit de soulager les souffrances (ce qui abrège la vie) mais pas d'un seul coup, serait exaucé, et celui qui souhaiterait qu'on abrège son agonie, qu'on l'aide à mourir car sa dignité est atteinte et son état de santé incurable, pourrait aussi être exaucé
nos religions et nos états prennent les citoyens pour des imbéciles en pensant qu'ils ne sont pas capables de choisir, non, nous ne sommes pas plus bêtes que d'autres, ni médecins, ni députés, ni sénateurs, ni présidents... et nous pouvons réfléchir à notre fin de vie et à ce que nous ne voulons pas subir à ce moment là. nous pouvons l'écrire et nous demandons à être écoutés, suivis.
le suicide est libre, nous dit-on parfois, mais c'est faux:
certes, on peut se pendre ou se tirer un coup de fusil, mais obtenir des médicaments pour s'endormir sans se réveiller, hors les médecins et leurs amis, les vétérinaires, ceux qui peuvent se procurer cela à l'étranger (c'est interdit), çà n'est pas possible au quidam, les meilleurs drogues sont interdites de vente en France...
et dans les cas de vincent humbert et les cas analogues, paralysé sur un lit d'hôpital, comment ce garçon aurait-il pu se suicider? impossible sans l'intervention d'un tiers!
alors oui, l'euthanasie est une façon humaine d'aider à mourir sans souffrances ceux qui le souhaitent
certains supposent par avance qu'une telle loi serait détournée... pas plus que maintenant où de nombreuses euthanasies ont lieu, en cachette, sans aucun contrôle, donc sur des gens qui peut-être ne le voulaient pas, sans doute moins si la loi prévoyait un cadre bien défini où cette aide serait possible, comme au Benelux et ailleurs
certains craignent des dérives économiques, de la part des médecins ou des familles: là encore à l'heure actuelle on euthanasie pour libérer un lit plus nécessaire à d'autres... et on s'acharne pour préserver les revenus de la femme (ou du compagnon, mais c'est moins fréquent) qui va perdre la moitié à la mort de son compagnon, voire plus y compris son logement si elle n'est pas mariée...triste réalité... la question des héritages étant peu importante, car au delà de l'héritier unique (rare), les disputes d'haritage font que les successions durent souvent une dizaine d'années... alors gagner quelques semaines pour les héritiers est vraiment inutile...
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14-07-2011 à 17:17:03
- l'euthanasie volontaire
- l'euthanasie non volontaire. Ça fait plusieurs années déjà que j'ai fait des papiers en ce sens, remis à plusieurs personnes de mon entourage au cas où, suite à une maladie ou à un accident, je ne serais plus en état de faire la demande moi-même.
Je suis révoltée lorsque je vois le milieu médical faire de l'acharnement thérapeutique sur une personne âgée qui ne se rend même plus compte qu'elle est vivante ou un enfant atteint d'une maladie très grave, mutilante et incurable en sachant la vie de souffrance qui l'attend, lui mais également son entourage.
Certains membres de ma famille vivent cette situation actuellement et je suis bien placée pour constater les dégats déjà produits et prévoir ceux à venir.
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le 12-01-2011 à 15:58:46
le 14-12-2010 à 14:16:03
le 14-09-2010 à 08:57:41
Comprendre le rejet de l'euthanasie, ce n'est pas compliqué... Tout comme comprendre son intégration...
Mais les pays qui n'autorisent que l'euthanasie passive sont tout à fait incohérents ! Sous prétexte de ne pas autoriser l'acte du "meurtre", on refuse qu'on donne la mort tout en acceptant l'arrêt des soins... Condamnant ainsi le patient à une mort ô combien plus douloureuse et plus dégradante... Le meurtre réside dans la prise du choix de pratiquer ou non l'euthanasie... Si l'on fait ce choix, autant aller jusqu'au bout et le faire activement... Plutôt que de passer par une méthode détournée, pour laver les consciences, mais qui se rapproche plus d'un acte de torture que de soulagement...
Quoiqu'il en soit je ne sais que répondre à la question "pour ou contre l'euthanasie"... En revanche je sais ce que je ne peux accepter...
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le 06-08-2010 à 01:22:16
Article particulièrement complet sur l'euthanasie, sujet complexe. Je serais pour une liberté complète des actes tout en respect de la personne. Mais c'est punit.
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12-07-2010 à 21:42:51
Je vous remercie de l'intérêt que vous avez porté à cet article, ainsi que pour les nombreux éclaircissements que vous nous avez fournis.
le 12-07-2010 à 20:23:48
Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972 (et en 1810 en France), cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens.
En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 (et en 1981 en France) ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :
« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au
point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour
eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier,
et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un
fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du
doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins
réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le
consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte
parfaitement libre et volontaire »
Eric Folot
le 16-03-2010 à 18:35:06
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le 31-01-2010 à 23:38:59
J'ai trouvé cet article très intéressant. Je tien a préciser le dernier com. L'euthanasie a été dépénalisé sous certaines condition, et selon moi c'est la qu'il faudrait s'attarder. On devrait avoir le droit de mourir dans la dignité, mais faudrait pas mélanger ca avec des suicides assisté.
Ce blog est vraiment sympa, je l'ai découvert avec plaisir.
Amicalement.
site/blog
29-01-2010 à 17:42:54
le 11-01-2010 à 20:57:25
site/blog
27-05-2009 à 21:41:36
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27-05-2009 à 21:41:17
le 25-05-2009 à 22:43:32
l homme aujourd hui est devenu trop inteligent et il invente des droits et des interdictions tout le temp pas le droit de ceci ou cela raz le bol et dieu on dit qu il est amour est ce que s il nous aimes il veu vraiment qu on souffre ? et l homme interdit de se suicider alors qu il est le premier a tuer assassiner des inocents en cas de guerres sous pretexte qu il a besoin de petrole pfff j en ai trop sur le coeur pour dire tout ce que je pense se serait trop long mais je dit et je pense que celui qui voi les autre souffrir et ne fait rien alors celui la n est rien d autre qu un sadique sans coeur je ne peu coire que dieu est ainsi c est l homme qui est mauvais bravo pour ce site il est superbe
le 03-05-2009 à 02:30:49
le 19-03-2009 à 14:00:57
. bonjour je mapelle eve : je n'est pas vraiment de point de vu sur cette etique l'euthanasie et une forme de mort donner par quelqun d'autre quand la personne na plus la force de le faire elle meme et en meme temps a ton le droit de se donner la mort ? je ne sais pas ... la question reste sans reponses chaque pêrsonne possède son livre arbitre que chacun fasse comme son coeur le lui di de le faire.
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le 24-02-2009 à 15:17:29
Pour ma part, j'ai vu mon père, atteint d'un cancer des os, généralisé avec métastases un peu partout (organes vitaux) 5 jours avant sa mort. Il ne respirait qu'avec peine, souffrait le martyre malgré la morphine, râlait, crachait du sang, on ne pouvait le bouger sans qu'il ne se mette à geindre. Imaginez la souffrance morale de ma mère, la mienne... l'envie que tout s'arrête, lui épargner une telle épreuve... Sa mort fut une libération. Nous pensons que les infirmières de nuit l'ont aidé à partir et nous leur en savons gré. Quand il n'y a plus aucun espoir, quand la souffrance devient intolérable pourquoi sous des prétextes religieux ou moraux ne pas intervenir puisque nous avons les moyens de le faire à l'heure actuelle de façon douce.
Bien entendu, ces propos n'engagent que moi, ils peuvent choquer ceux pour qui l'euthanasie est un acte répréhensible, mais pour être restée auprès de ces malades en fin de vie durant leurs derniers instants, je persiste et signe.
Vie
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le 20-02-2009 à 15:09:10
Je ne suis pas d'accord sur le fait que plusieurs personnes doivent donner leur aval! C'est le patient et lui seul qui doit décider!
Pour avoir vécu cela avec mon père décédé d'un cancer des os qui s'est généralisé, ma mère dépassait par les évenements ne comprenait pas la demande clair de mon père de tout arréter. Moi oui, la mort est un sujet de moins en moins tabou avec les générations. Elle fait partie de la vie! Alors vu le refus du monde soignant hypocrite, mon père s'est laissé mourir atrocement en refusant ses perfusions, ses dizaines de cachets inutiles, ses repas de lait enrichies et tout le reste...
ça à duré 9 jours... Et je peux vous dire que même après être mort, il n'avait pas l'air reposé ou serein ou détendu!
C'est ça le plus atroce, laissez mourir à petit feu!
Respecter le choix d'un être humain, c'est respecter ce qui fait de nous des hommes et pas des animaux.
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le 19-02-2009 à 22:54:56
J'ai dû revenir car je n'avais pas parlé le combien m'énerve la prise de position des religions, plus précisément le point de vue catholique, celle que je connais le mieux "(…) L'avortement et l'euthanasie sont donc des crimes qu'aucune loi humaine ne peut légitimer. (…)
Alors même que la Bible montre l'inceste comme un impératif pour préserver une lignée, sans quoi menacée d'extinction. La Bible mentionne implicitement et parfois explicitement des relations incestueuses dans la Genèse.
L'inceste n'est pas un crime ?! Ah les religions….
Bisous
le 19-02-2009 à 21:14:59
Je suis pour l'euthanasie, lorsqu'il n'y a plus rien à faire.
je crois que si au moins trois medecins sont en accord, le medecin de famille ( c'est lui qui a peut-etre eu des confidences ), et au moins deux de l'hopital,ainsi que l'avis de la famille.
Je pense que tout le monde a été confronté à ce problème ou le sera, et il ne faut pas culpabiliser, c'est mourrir dans la dignité
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19-02-2009 à 18:56:55
Je te connais assez pour ne pas m'arrêter à ça! Tu n'avais pas à t'excuser :)
Milles bisous!
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le 19-02-2009 à 18:03:50
Je suis désolée, j'ai eu tellement de mal à poster que j'en ai oublié le "Bonjour"
Mille excuses
Bisous
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le 19-02-2009 à 17:51:59
Par conséquent, les autres ne doivent pas être pour ou contre. Chaque être humain est le seul apte à choisir pour soi. En d'autres termes, l'Homme doit conditionner le respect qu'il a pour lui-même.
La dimension métaphysique de l'homme est celle qui impose à l'homme qu'il se respecte. Elle est le niveau de réflexion qui permet à l'homme, contrairement à d'autres espèces d'animaux, "évoluer".
* Aparté *
Dans le cas d'une mort cérébrale…. Ne peut mourir seulement ce qui est vivant et la vie est un état organisé et hémostatique de la matière. Or, n'est vivant que l'organisme capable de reproduire son propre matériel génétique sans aide extérieure.
Donc, la mort biologique étant l'incapacité permanente d'une organisation de reproduire son code génétique. C'est le cas dans un état de mort cérébrale. Donc, s'il n'y a pas d'automouvement qui gère la transformation, il n'ya pas de vie.
La vie est composée de méthodes de transformation, la vie est le mouvement de ces éléments. En d'autres termes, ce que nous appelons la vie est, en effet, seulement une méthode chimique complexe de nature qui permet la transformation de l'énergie passive en énergie active.
Ce n'est que mon humble avis.
J'ai néanmoins des réticences quant à l'euthanasie demandée par des tiers …
Amicalement, Lina
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19-02-2009 à 15:43:06
merci de ton commentaire, et surtout de nous ouvrir les yeux sur certaines pratiques.
Dans mes commentaires, je me permets de donner ma position, contrairement à mes articles, ou j'essaye volontairement de rester neutre. Je te dirais donc que je partage ton avis.
Les cas que j'ai cités, Vincent Humbert et Chantal Sébire, illustrent bien ce que tu dis de l'euthanasie active, et comme tu l'écris si bien, il faut trouver la solution pour les abus!
Tu n'as pas été trop longue, au contraire...
Bises frede33!!
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le 19-02-2009 à 15:00:38
Ton article est superbe et je vais essayer en tant que soignant de te donner mon point de vue sur ce que j'appele de l'hypocrisie...
De tous temps à jamais des pratiques que l'on peut associer sans manquement à de l'euthanasie ont été pratiquées..
Si l'on va par là, arrêter une machine tenant en vie un végetatif c'est de l'euthanasie, il y a quelques années se pratiquer dans le milieu hospitalier et ce dans le pplus grand secret l'administration de ce que l'on nommé " le coktail", c'était là aussi de l'euthanasie, et à présent et là je vais te parler de ma propre experience en maison de retraite, une personne dîte en fin de vie sera laisser alitée et sous pretexte que celle ci fait des fausses routes au niveau de l'alimentation et des liquides se retrouvera pendant des semaines voir des mois sans aucune alimentation, sauf la simple perfusion de glucose pour éviter la déshydratation...c'est de l'euthanasie aussi plus passive et faite afin de soulager l'esprit de certains...
Souvent je me suis battue pour dire que cela était atroce, quoi de plus affreux que de laisser les gens mourrir de fin et de soif???
On m'a répondu " non il n'y a pas de souffrance ", j'en doute fort...et comme cela certains ont l'esprit tranquille...
Je suis pour l'euthanasie active à partir du moment ou il est bien prouvé que la pathologie de la personne est incurable, mais il faut que celle ci soit juridiquement couverte et autorisée il n'y a pas de doute...mais trouver la solution pour éviter les abus.
La seule chose que je souhaiterai c'est que l'hypocrisie cesse de la part des hopitaux et toutes structures d'acceuil gérant la fin de vie, et surtout de l'état...et surtout je pense qu'il faudrait enfin que les choix des personnes soit enfin respecté, cela éviterai l'illégalité et la mort malgrès tout dans la sollitude.
L'euthanasie s'est pratiquée et pratique encore, c'est une uthopie de faire croire que ce n'est pas légale, alors que dans le plus grand secret elle se pratique...
Voilà j'espere ne pas avoir été trop longue...